Ilot 27 - Pantin

    Urbanisme de terrain
    Renouvellement urbain
    Îlot

Réhabiliter le patrimoine bâti du XXe siècle

Site
Pantin, 93
Maîtrise d'ouvrage
Ville de Pantin
Surface
41 700 m²
Maîtrise d'œuvre
Urban act (mandataire)
Citylinked
Vizea
Calendrier
2023 - en cours

Ressources

Ancien secteur insalubre aux portes de Paris, l'îlot 27 est repéré dès 1961 comme périmètre de rénovation urbaine. Intégré en 1971 à une ZAC coordonnée par Jean Perrottet à l'AUA, il adopte les principes de l'îlot ouvert et de l'urbanisme sur dalle propres aux grands ensembles.

Reconnexion au territoire, l'héritage de l'AUA comme levier
En 1981, l'AUA achève la clôture sud-ouest avec un linéaire en briques conçu par Paul Chemetov, qui réunit 291 logements sociaux, des équipements en rez-de-chaussée et des cours plantées, fondés sur le système Multiplus mêlant préfabrication et souplesse typologique. Les réflexions actuelles portent sur la reconnexion de l'îlot à son environnement, en s'appuyant sur l'héritage de l'AUA.
Bâtiment en friche et industrie présent sur l'îlot, décembre 1977
Le parking et la dalle - décembre 1977
Dossiers d'œuvres de la direction de l'Architecture et de l'Urbanisme (DAU)-Cote article 133 IFA 18/1 Jacques Kalisz et Jean Perrottet, arch. Rénovation de l’îlot 27, Pantin (Seine-Saint-Denis) : vue de la maquette, n.d.
Les îlots dans un îlot
On retrouve des typologies d'îlots au sein même de l'îlot 27 avec des fonctionnements de coeur d'îlot différents. Il s'agit de constructions regroupées dans un périmètre. C'est un espace ouvert permettant la ventilation et l'éclairage des bâtiments. Il implique une gestion des flux piéton, automobile, naturel, etc. Il alterne espace libre et espace bâti. Gestion collective, une pensée d'ensemble sur les éléments des usagers (vélo, OM, jardin, besoins, etc)

Le renouvellement vise donc à traiter les interfaces entre les sous-îlots, améliorer les circulations et la lisibilité, redonner une échelle humaine aux espaces extérieurs et adapter le site aux enjeux actuels de sobriété foncière et de transition écologique.

Arpentage

Cœur d'îlot minéralisé sur la dalle : une lisibilité à retrouver
Des escaliers cachés, peu discernables
Des cheminements traversants, mais surdimensionnés et bitumés pour le piéton
Des efforts de végétalisation et des emmarchements qui génèrent une perte de repères
De grandes allées murées et minéralisées
Des emmarchements qui brouillent la lisibilité de l'espace, côté rue Auger
Des terrains de jeux, eux aussi minéralisés, côté rue Auger

Diagnostic patrimonial

1001 Vies
Le bâtiment présente une façade en acier brun ocre, rythmée par une trame horizontale et des modénatures soulignant les ouvertures. Le socle, en retrait et habillé de brique rouge, affirme la base du volume. En partie haute, un attique en béton dissimule les éléments techniques, apportant une lecture claire et équilibrée de l’ensemble.
La tour Essor
La tour Essor se dresse avec une façade en mur rideau combinant deux matérialités. La trame horizontale alterne des panneaux de remplissage brun foncé et des vitrages brun clair, créant un contraste régulier. Les montants métalliques verticaux marquent la structure et définissent une trame lisible qui rythme l’ensemble des façades.
Pantin Habitat
Le bâtiment Pantin Habitat se compose de façades en béton agrémentées d’un dégradé d’enduit variant selon les étages. La trame de la structure béton reste lisible et alterne des parties ouvertes, marquées par les balcons, et des parties fermées. Un garde-corps filant en acier souligne les allèges et s’accompagne de modénatures qui apportent rythme et finesse à l’ensemble.
Le trisolaire
Le Trisolaire se distingue par des façades en béton et enduit clair, mêlant teintes roses et neutres. La trame alterne parties ouvertes avec balcons et parties fermées, rythmant l’ensemble. Les garde-corps, tant filants en acier que pleins avec main courante, soulignent la structure et apportent une touche contemporaine.

Démarche

Les implantations s’inscrit dans la volonté de l’îlot 27 de retisser les liens entre la dalle et la ville en s’appuyant sur une trame d’espaces publics plus lisible. L’implantation retenue dégage le pignon et recule le bâti pour reformer une façade claire sur la rue Auger.

Le volume en trois niveaux accompagne les hauteurs voisines et ouvre une transition vers le cœur d’îlot. Le retrait en pied de façade accueille un jardin sur rue qui prolonge la cour et remplace une limite fermée par une lisière plantée. Les accès et contraintes techniques sont intégrés dans la composition, ce qui permet de requalifier la rue tout en offrant un espace extérieur protégé pour l’équipement.
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